Recommandations - Adolescence, sexualité et partage d’images intimes
- Danielle Jaques
- 15 sept.
- 2 min de lecture
La limite d’âge pour les réseaux sociaux est de 13 ans, mais le devoir de surveillance des parents ne s’arrête pas à cette limite d’âge.
Droit à l’image
Poster des photos et des vidéos sur Internet ne peut pas se faire sans le consentement des personnes concernées.
Partager des contenus tels que des photos, des vidéos ou de la musique sur des réseaux sociaux peut porter atteinte aux droits d’auteur. Donc nous n’avons le droit de partager que des contenus créés par nous-mêmes ou des contenus où nous avons obtenu le droit de partager. Le « sharenting » représente le partage d’images de ses enfants et peut devenir problématique selon l’utilisation qui peut en être faite (détournée à des fins pédopornographiques ou juste embarrassante lorsque l’enfant grandit, l’enfant a aussi un droit à son image !). Vérifiez les paramètres relatifs à la sphère privée, afin de contrôler qui a accès aux contenus publiés !
Pornographie
Le premier contact avec la pornographie est souvent involontaire, par exemple lorsque des jeunes montrent à leurs ami-es sans leur demander leur avis. La pornographique devient problématique lorsque les jeunes tirent toutes leurs connaissances sur la sexualité de tels contenus.
L’éducation sexuelle provient de plusieurs sources : pairs, internet, parents, école. L’important est que les jeunes puissent avoir une éducation et une information adaptée à leur âge. La pornographie peut être source de plaisir lorsqu’elle est consommée à l’âge qui convient.
Sexting
Le terme sexting décrit l’échange numérique d’images érotiques prises soi-même ou de textes érotiques rédigés de sa propre plume. Le sexting n’est pas punissable s’il est consenti et que la différence d’âge entre les personnes impliquées ne dépasse pas trois ans.
Parler de sexting avec son enfant est important, il faut essayer d’aborder la question de façon aussi ouverte et neutre que possible, sans jugement. Encouragez votre enfant à écouter son instinct et à ne pas se filmer, se prendre en photo ou laisser quelqu’un d’autre le faire s’il ne se sent pas à l’aise. Faites-lui bien comprendre qu’il est inacceptable et même sanctionnable pénalement de partager des images dénudées d’autres personnes. Evoquez les conséquences possibles d’une diffusion non désirée, par exemple le risque de chantage : une personne menace la victime de publier des photos, souvent en échange d’argent (sextorsion).
Si votre enfant a déjà partagé de telles images et que le partage de ces contenus a des répercussions négatives, soutenez votre enfant et ne restez pas seul face à cette situation. Faites-vous rapidement aider par des spécialistes.
Harcèlement sexuel
Le harcèlement sexuel en ligne (ou cybergrooming) est le fait d’aborder de manière ciblée des mineur-es sur internet pour nouer avec eux/elles des contacts à caractère sexuel. Il est important d’expliquer aux jeunes les signes qui doivent les alerter : conversation sur le thème du sexe, appâter les jeunes avec de l’argent ou autres récompenses, envoyer des photos ou des vidéos.
Toutes ces recommandations sont tirées de la brochure « Compétence numériques, recommandations pour l’utilisation des médias numériques » éditée par Jeunes et médias , Plateforme nationale des compétences numériques, Office fédéral des Assurances des sociales



